Checklist · Documentation
Checklist dossier technique fournisseur : quoi vérifier avant d’importer de Chine
Dernière mise à jour

Un dossier technique fournisseur n’est pas une collection de PDF. C’est l’ensemble de preuves qui soutient la décision de valider un fournisseur, lancer une commande, payer l’acompte, libérer la production, inspecter les marchandises finies, autoriser l’expédition, dédouaner, réceptionner et traiter une garantie.
Le vrai sujet est de savoir si les documents correspondent entre eux et au produit qui sera réellement fabriqué et expédié. Une fiche technique peut décrire une variante pendant que le devis en chiffre une autre. Un certificat peut être valide mais délivré à une autre usine. Un PV d’essai peut concerner un modèle proche mais pas le produit exact proposé. Une liste de colisage peut reprendre une variante que personne n’a validée.
Cette checklist s’applique aux matériaux industriels, équipements industriels, composants techniques, ensembles de construction, accessoires de process, systèmes électriques, solutions de ventilation, structures, pièces mécaniques, matériels de manutention et autres achats industriels sourcés en Chine. Pour la méthode complète par étapes, utilisez aussi la méthode de contrôle documentaire pour achats d’équipements en Chine.
À qui sert cette checklist ?
Le même dossier fournisseur est lu différemment selon les intervenants. L’architecte contrôle la conformité au projet. Le maître d’ouvrage contrôle le risque avant validation ou paiement. L’importateur contrôle les documents commerciaux et logistiques. Le fournisseur doit prouver que l’offre, le produit, les documents, la production et l’expédition restent alignés.
- L’architecte ou le maître d’œuvre vérifie que le produit proposé respecte l’intention du projet, le CCTP, les plans, les performances attendues et les contraintes d’intégration.
- Le maître d’ouvrage ou l’industriel cherche à éviter de payer pour un produit non conforme ou mal documenté.
- L’acheteur ou importateur rend les offres comparables et prépare facture commerciale, liste de colisage, connaissement, marquage, colis, poids, dimensions, origine, garanties et documents de réception.
- Le partenaire d’exécution côté Chine relance les documents manquants, compare les informations techniques et commerciales, organise les contrôles utiles et signale les écarts avant qu’ils ne deviennent des problèmes de paiement, de douane ou de chantier.
Checklist principale du dossier technique fournisseur
Chaque section ci-dessous doit être traitée avant de considérer une offre fournisseur comme techniquement comparable. La ligne de décision est la question de contrôle que l’acheteur doit pouvoir trancher.
Identification du fournisseur et du fabricant réel
- À demander
- Licence ou identité légale de l’entreprise, nom du fabricant réel, adresse de production, coordonnées du site et rôle exact de l’interlocuteur : usine, société de négoce, exportateur, groupe, agent ou assembleur.
- À vérifier
- Comparer le nom figurant sur le devis, la fiche technique, le certificat, le rapport d’essai, la facture proforma et les photos d’usine. Une société d’export peut vendre le produit, mais il faut savoir qui fabrique.
- Signaux d’alerte
- Nom différent sur chaque document, certificat au nom d’une autre entreprise, adresse imprécise, fournisseur qui refuse de nommer l’usine, document avec logo commercial mais sans fabricant légal.
Description exacte du produit ou équipement proposé
- À demander
- Désignation complète, modèle, référence, variante, capacité, grade, dimensions, options incluses, accessoires, conditions d’utilisation et limites d’application.
- À vérifier
- La description doit être la même dans le devis, la fiche technique, les plans, les certificats, les PV d’essai et les documents commerciaux. Une mention générique comme “industrial equipment” ou “construction material” ne suffit pas.
- Signaux d’alerte
- Référence commerciale vague, modèle remplacé par une gamme, photos sans code produit, devis mentionnant une variante différente de la fiche technique.
Conformité au CCTP, cahier des charges, DQE ou DPGF
- À demander
- Tableau de conformité fournisseur, réponse point par point au CCTP ou cahier des charges, lien entre chaque poste du DQE / DPGF et le produit proposé.
- À vérifier
- Performances, dimensions, matériaux, normes, finitions, quantités, accessoires et exclusions. Le fournisseur doit dire ce qu’il respecte, ce qu’il propose en équivalence et ce qu’il exclut.
- Signaux d’alerte
- Réponse “compliant” sans détail, absence de correspondance poste par poste, offre moins chère parce qu’un accessoire ou une finition a disparu, norme locale chinoise citée sans équivalence expliquée.
Fiche technique : version, contenu et traçabilité
- À demander
- Fiche technique datée, avec référence produit, version, fabricant, dimensions, matières, performances, normes et conditions d’installation ou d’utilisation.
- À vérifier
- La fiche technique doit être spécifique au produit proposé. Une fiche de famille peut aider au premier tri, mais elle ne valide pas une commande. Les unités doivent être claires : mm, kg, kW, m3/h, MPa, micron, degC ou l’unité projet pertinente.
- Signaux d’alerte
- Fiche non datée, fiche trop marketing, valeurs par plages larges, absence de tolérances, logo sans nom légal, traduction approximative qui masque des données manquantes.
Matériaux, épaisseurs, dimensions et tolérances
- À demander
- Composition, grade matière, épaisseur, dimensions nominales, tolérances, traitement de surface, poids unitaire, type de finition et standard applicable.
- À vérifier
- Ces valeurs doivent être identiques entre le devis, la fiche technique, le PV d’essai, le certificat matière si applicable, les plans et l’échantillon. Les tolérances doivent être écrites, pas supposées.
- Signaux d’alerte
- Épaisseur différente entre devis et fiche technique, matière remplacée par une description générique, tolérance absente, “standard quality” sans standard, traitement de surface décrit sans épaisseur ou méthode.
Performances annoncées et conditions d’usage
- À demander
- Performances garanties, conditions de test, limites d’utilisation, environnement prévu, température, humidité, charge, résistance, débit, puissance, protection, rendement ou autre critère selon le produit.
- À vérifier
- Une performance annoncée doit être rattachée à une méthode d’essai, un standard ou une condition mesurable. Une valeur de catalogue ne suffit pas si le projet impose une performance critique.
- Signaux d’alerte
- Performance sans méthode d’essai, promesse “meets international standard” sans référence, valeur obtenue dans des conditions différentes du site, absence d’information sur l’environnement d’utilisation.
Certificats : portée, validité et correspondance produit
- À demander
- Certificat de conformité, certificat ISO si pertinent, certificat produit, certificat matière, certificat d’origine si nécessaire et certificat de conformité réglementaire selon le marché de destination.
- À vérifier
- Nom du titulaire, numéro de certificat, organisme émetteur, date de validité, périmètre couvert, modèle ou famille de produits concernée. Un certificat ISO 9001 ne prouve pas à lui seul qu’un produit précis est conforme au CCTP.
- Signaux d’alerte
- Certificat générique, certificat expiré, périmètre qui ne couvre pas le produit offert, certificat au nom d’une autre usine, logo sans numéro vérifiable.
PV d’essai et rapport d’essai laboratoire
- À demander
- PV d’essai complet ou rapport d’essai complet, pas seulement une première page. Le rapport doit inclure le laboratoire, la méthode, l’échantillon testé, la date, les résultats, les critères d’acceptation et la référence produit.
- À vérifier
- Le produit testé doit correspondre au produit offert : modèle, matière, épaisseur, finition, capacité, standard, version ou lot lorsque c’est pertinent. Le laboratoire doit être identifiable.
- Signaux d’alerte
- Rapport d’essai ancien, échantillon différent, modèle non identique, rapport tronqué, résultats sans critères, rapport au nom d’un autre fabricant, réutilisation du même rapport pour plusieurs produits différents.
Plans, dessins et détails de pose ou d’intégration
- À demander
- Plans cotés, dessins d’atelier, schémas d’intégration, détails de fixation, raccordements, interfaces, encombrements, réservations, charges, alimentation, ancrages ou supports selon le produit.
- À vérifier
- Les plans doivent correspondre à la version offerte. Les dimensions critiques doivent être compatibles avec les plans architecte, structure, process ou utilités. Les unités et échelles doivent être claires.
- Signaux d’alerte
- Dessin générique, dimensions manquantes, plan non révisé après clarification, incohérence entre plan et fiche technique, absence de détails d’installation.
Échantillons, mockups et photos de référence
- À demander
- Échantillon identifié, photos de production récentes, photos d’emballage, photos de marquage, références visuelles, mockup ou prototype si le risque visuel ou fonctionnel est important.
- À vérifier
- L’échantillon doit être traçable : date, fournisseur, référence, matière, finition, dimensions. Les photos doivent correspondre au produit proposé, pas à une production ancienne ou à un autre client.
- Signaux d’alerte
- Photos de catalogue, photos sans contexte, échantillon plus qualitatif que la production prévue, absence de référence sur les photos, mockup non lié au devis.
Conditions de production et contrôle qualité
- À demander
- Plan de contrôle qualité, étapes de production, points de contrôle, critères d’acceptation, procédures d’essai usine, identification des lots, traçabilité matière et capacité de production.
- À vérifier
- Le fournisseur doit pouvoir expliquer comment il maintient la conformité entre l’échantillon, la production et l’expédition. Pour les équipements industriels, prévoir FAT, tests fonctionnels ou inspection intermédiaire si nécessaire.
- Signaux d’alerte
- Aucun critère mesurable, fournisseur qui répond uniquement par “we check before shipping”, absence de traçabilité lot/série, contrôle qualité non documenté.
Emballage, marquage et conditionnement
- À demander
- Méthode d’emballage, matériaux de protection, marquage colis, dimensions et poids des colis, conditions de stockage, protection maritime, repérage des lots, étiquetage et numéro de série si applicable.
- À vérifier
- L’emballage doit être adapté au transport Chine–Afrique ou international : manutention, humidité, empilage, container, rupture de charge, stockage portuaire. Le marquage doit relier le colis au dossier technique et à la liste de colisage.
- Signaux d’alerte
- Packing list vague, colis non identifiés, emballage standard non adapté au maritime, absence de repères, poids ou dimensions inconnus avant chargement.
Documents d’expédition : cohérence commerciale, logistique et technique
- À demander
- Facture commerciale, liste de colisage, connaissement, certificat d’origine si requis, documents de transport, photos de chargement, document d’assurance si applicable et rapport de contrôle avant expédition.
- À vérifier
- La désignation, les quantités, modèles, poids, volumes, colis, marques et destinataire doivent être cohérents entre facture commerciale, liste de colisage, connaissement et dossier technique validé.
- Signaux d’alerte
- Facture commerciale avec description générique, liste de colisage sans détail, modèle différent entre packing list et devis, nombre de colis incohérent, connaissement avec description trop vague pour le dédouanement.
Garantie, maintenance, pièces, accessoires et critères de libération
- À demander
- Garantie, conditions de garantie, manuel ou notice, liste de pièces, accessoires inclus, consommables, certificats finaux, rapport d’inspection, dossier de réception et documents de maintenance lorsque pertinent.
- À vérifier
- La garantie doit être applicable au produit livré et au pays de destination. Les accessoires promis doivent figurer dans le devis, la liste de colisage et les documents de réception. Pour les équipements, la documentation d’exploitation doit être disponible avant mise en service.
- Signaux d’alerte
- Garantie vague, pièces non listées, manuel manquant, accessoires inclus oralement mais absents du devis, absence de critères d’acceptation avant expédition.
Tableau pratique : documents à contrôler
Le tableau sépare ce que chaque document prouve des vérifications qui le rendent exploitable. Un document ne devient une preuve solide qu’une fois son périmètre et sa correspondance produit confirmés.
| Document | Ce qu’il doit prouver | Points à vérifier | Risque si faible |
|---|---|---|---|
| Fiche technique | Le produit proposé a des caractéristiques définies. | Référence, modèle, version, fabricant, dimensions, matières, performances, normes. | Validation impossible ou approbation basée sur un produit générique. |
| Certificat | Une conformité ou une organisation est reconnue dans un périmètre donné. | Titulaire, organisme émetteur, validité, périmètre, produit couvert. | Faux sentiment de sécurité ; certificat réel mais non applicable au produit commandé. |
| PV d’essai / rapport d’essai | Un échantillon ou produit a été testé selon une méthode définie. | Produit testé, méthode, date, laboratoire, résultats, critères, référence exacte. | Performance non prouvée pour le produit livré. |
| Déclaration de conformité | Le fabricant déclare respecter des exigences précises. | Normes citées, produit concerné, signataire, date, responsabilité du fabricant. | Déclaration trop générale ou sans preuve technique associée. |
| Plans / dessins | Le produit peut être intégré, installé ou raccordé. | Cotes, interfaces, révision, unités, détails de pose, compatibilité avec plans projet. | Reprise sur site, incompatibilité, retard de montage. |
| Liste de colisage | Les colis, quantités, poids et volumes sont identifiés. | Nombre de colis, marques, quantités, poids net/brut, dimensions, contenu par colis. | Dédouanement compliqué, colis manquants ou impossibles à relier au dossier. |
| Facture commerciale | La transaction et la valeur des marchandises sont documentées. | Désignation, prix, devise, incoterm, vendeur, acheteur, quantités, HS code si indiqué. | Blocage douane, litige valeur, incohérence avec packing list. |
| Connaissement | Les marchandises sont prises en charge pour le transport maritime. | Shipper, consignee, notify party, port, nombre de colis, description, poids, container. | Difficulté de libération portuaire ou incohérence avec les documents commerciaux. |
| Photos de production ou inspection | Les marchandises existent et correspondent visuellement au dossier. | Date, contexte, produit, marquage, emballage, quantité, référence visible. | Photos décoratives non exploitables comme preuve. |
| Rapport d’inspection | Les produits finis ont été contrôlés avant expédition. | Référentiel de contrôle, résultats, défauts, quantités, photos, statut accepté/refusé. | Paiement libéré sans preuve physique de conformité. |
| Notice / manuel / garantie | Le produit peut être installé, utilisé et maintenu. | Langue, modèle concerné, pièces, conditions de garantie, maintenance, sécurité. | Réception avec réserves, mauvaise installation, difficulté d’après-vente. |
Signaux d’alerte dans un dossier fournisseur chinois
Ces constats ne conduisent pas toujours à rejeter le fournisseur, mais chacun doit suspendre la validation jusqu’à clarification.
Certificat générique
Ce que cela peut signifier · Le certificat concerne l’entreprise ou une gamme, pas le produit exact.
Que faire · Demander le périmètre complet et la référence produit couverte.
Rapport d’essai qui ne correspond pas au produit offert
Ce que cela peut signifier · Le test porte sur une autre variante, dimension, matière ou génération.
Que faire · Exiger un rapport applicable au modèle proposé ou une justification technique écrite.
Épaisseur ou matière différente entre fiche technique et devis
Ce que cela peut signifier · Le prix peut être basé sur une version moins performante.
Que faire · Bloquer la comparaison de prix jusqu’à alignement écrit.
Photos non traçables
Ce que cela peut signifier · Les photos peuvent venir d’un catalogue ou d’une autre production.
Que faire · Demander photos datées avec référence, marquage, contexte usine ou inspection.
Norme citée sans rapport complet
Ce que cela peut signifier · Le fournisseur affirme une conformité sans preuve vérifiable.
Que faire · Demander PV d’essai complet, méthode, résultats et critères d’acceptation.
Fabricant réel non identifié
Ce que cela peut signifier · L’interlocuteur peut être un trader sans contrôle direct sur l’usine.
Que faire · Clarifier le rôle commercial et identifier l’usine de production.
Documents commerciaux et techniques incohérents
Ce que cela peut signifier · Le produit expédié peut ne pas être celui approuvé.
Que faire · Rapprocher devis, fiche technique, packing list, facture commerciale et connaissement.
Packing list vague
Ce que cela peut signifier · Le contenu des colis ne sera pas vérifiable à l’arrivée.
Que faire · Demander une liste de colisage détaillée par colis, poids, dimensions et marques.
Absence de critères d’acceptation
Ce que cela peut signifier · Le contrôle qualité devient subjectif.
Que faire · Définir les critères avant production ou inspection.
Dossier qui change entre offre, production et expédition
Ce que cela peut signifier · Une substitution ou une correction tardive peut masquer un écart.
Que faire · Mettre en place un registre de versions et bloquer la libération tant que l’écart n’est pas expliqué.
Trois exemples terrain
Matrice des rôles : qui valide quoi ?
La revue du dossier fournisseur fonctionne mieux lorsque chaque partie garde son rôle. L’architecte ou le bureau d’études approuve la pertinence projet. Le maître d’ouvrage accepte le risque. L’importateur contrôle la transaction et la logistique. Le partenaire côté Chine vérifie que fournisseur, documents, production et expédition restent alignés.
Architecte / maître d’œuvre
- Ce qu’il valide
- Conformité au projet, aux plans, au CCTP, aux performances attendues et aux critères d’intégration.
- Ce qu’il ne peut pas vérifier seul
- Réalité de l’usine, authenticité pratique des documents, cohérence production-expédition.
- Preuve attendue
- Fiche technique spécifique, plans, PV d’essai, tableau de conformité, échantillon si nécessaire.
Maître d’ouvrage / industriel
- Ce qu’il valide
- Niveau de risque acceptable, autorisation de commande, paiement, réception et réserves.
- Ce qu’il ne peut pas vérifier seul
- Détails usine, contrôle physique en Chine, suivi quotidien des corrections fournisseur.
- Preuve attendue
- Dossier validé, rapport d’inspection, preuves de conformité, documents d’expédition cohérents.
Acheteur / importateur
- Ce qu’il valide
- Comparabilité des offres, documents commerciaux, incoterm, prix, délai et expédition.
- Ce qu’il ne peut pas vérifier seul
- Pertinence technique complète sans appui bureau d’études ou partenaire industriel.
- Preuve attendue
- Devis aligné, facture proforma, packing list prévisionnelle, facture commerciale, connaissement.
Fournisseur
- Ce qu’il valide
- Caractéristiques déclarées, prix, délai, documentation transmise et garanties proposées.
- Ce qu’il ne peut pas vérifier seul
- Validation indépendante du dossier et acceptation par l’architecte ou le maître d’ouvrage.
- Preuve attendue
- Documents complets, versions datées, réponses aux écarts, preuves de production et contrôle.
Sinospect / partenaire côté Chine
- Ce qu’il valide
- Qualification fournisseur, contrôle documentaire, rapprochement technique-commercial, inspection, FAT/PSI si pertinent et coordination logistique.
- Ce qu’il ne peut pas vérifier seul
- Décision finale d’approbation technique du projet, qui reste côté maîtrise d’œuvre ou maître d’ouvrage.
- Preuve attendue
- Rapport de revue, liste d’écarts, documents corrigés, rapport d’inspection, dossier d’expédition contrôlé.
Checklist compacte à convertir en PDF
Les groupes suivants constituent la version courte opérationnelle. Utilisez-les dans un email fournisseur, un registre documentaire, une note d’autorisation d’achat ou un dossier de libération expédition.
Documents à demander
- Devis détaillé avec référence produit, quantités, options, exclusions et incoterm.
- Fiche technique datée et spécifique au produit proposé.
- Certificat de conformité ou certificat produit si applicable.
- PV d’essai ou rapport d’essai complet si une performance est critique.
- Déclaration de conformité lorsque nécessaire.
- Plans, dessins, détails d’intégration ou notice d’installation.
- Photos d’échantillon, prototype, production ou inspection.
- Plan de contrôle qualité ou critères d’acceptation.
- Garantie, manuel, liste de pièces ou accessoires si pertinent.
- Facture commerciale, liste de colisage, connaissement et certificat d’origine si nécessaire.
Points à rapprocher
- Nom du fabricant.
- Référence produit.
- Modèle ou variante.
- Matière ou grade.
- Épaisseur, dimensions, tolérances.
- Traitement de surface ou finition.
- Norme citée.
- Performance annoncée.
- Date et version du document.
- Quantité, accessoires et conditionnement.
Éléments à bloquer avant commande
- Fabricant réel non identifié.
- Référence produit ambiguë.
- Écart entre CCTP, devis et fiche technique.
- Certificat non applicable au produit offert.
- PV d’essai absent pour une performance critique.
- Exclusions non clarifiées.
- Absence de critères d’acceptation.
- Absence de version finale du dossier technique.
Éléments à bloquer avant expédition
- Rapport d’inspection absent ou incomplet.
- Écart entre produit inspecté et produit approuvé.
- Photos de marquage ou emballage manquantes.
- Liste de colisage vague.
- Facture commerciale incohérente avec le devis ou packing list.
- Connaissement préparé avec description trop imprécise.
- Accessoires, pièces ou manuels non confirmés.
- Réserves d’inspection non clôturées.
Documents à conserver pour réception, douane et garantie
- Dossier technique validé.
- Dernier devis ou bon de commande.
- Fiche technique finale.
- Certificats et rapports d’essai.
- Rapport de contrôle avant expédition.
- Photos de production, inspection, emballage et chargement.
- Facture commerciale.
- Liste de colisage.
- Connaissement.
- Certificat d’origine si applicable.
- Manuel, garantie, liste de pièces et accessoires.
Comment Sinospect intervient dans ce processus
Sinospect agit comme partenaire d’exécution côté Chine pour des acheteurs industriels, maîtres d’ouvrage, importateurs, fabricants, architectes, bureaux d’études et équipes EPC qui sourcent des matériaux ou équipements industriels depuis la Chine. Lorsque Sinospect fournit les marchandises en tant que principal, cette revue documentaire fait partie de son propre contrôle achat avant libération de l’usine. Lorsque le client achète directement, les mêmes vérifications peuvent être menées comme mission autonome de contrôle documentaire ou de revue technique d’approvisionnement.
Le travail couvre l’identité fournisseur, le rapprochement devis-cahier des charges, les fiches techniques, certificats, PV d’essai, plans, échantillons, critères qualité, préparation FAT ou inspection pré-expédition, facture commerciale, liste de colisage, connaissement, marquage, photos, rapport d’inspection, garantie et dossier exploitable pour la réception, les réserves et l’après-vente.
Services et ressources liés
Service · Contrôle documentaire
Sinospect assemble, vérifie et suit les dossiers fournisseurs entre qualification, inspection, expédition et remise documentaire.
OuvrirService · Revue technique d’approvisionnement
Revue du DQE, du cahier des charges, du devis, des fiches techniques et des exclusions avant comparaison ou commande.
OuvrirService · Qualification fournisseur en Chine
Vérification de l’identité légale, du statut fabricant, des capacités, certificats, références et risques avant engagement.
OuvrirService · Inspection pré-expédition en Chine
Contrôle physique et documentaire avant libération : quantités, emballage, marquage, état, points ouverts et cohérence documentaire.
OuvrirRessource · Méthode de contrôle documentaire
Méthode plus large pour suivre les documents fournisseurs de la revue avant commande à la FAT, l’expédition et la remise finale.
OuvrirRessource · Documents à demander à un fabricant chinois
Liste de qualification fournisseur : licence, certificats ISO, certifications produit, rapports d’audit et références.
OuvrirRessource · Préparer un DQE/BOQ ou cahier des charges
Ce qu’il faut transmettre avant de demander un prix aux fournisseurs chinois afin de comparer les offres sur la même base technique.
OuvrirRessource · Checklist d’inspection pré-expédition
À utiliser après la revue du dossier technique pour confirmer marchandises finales, emballage, marquage et preuves d’expédition.
OuvrirFAQ
Qu’est-ce qu’un dossier technique fournisseur ?
Un dossier technique fournisseur est l’ensemble des documents qui permettent de vérifier qu’un produit, matériau ou équipement proposé correspond au besoin du projet. Il peut inclure fiche technique, plans, certificats, PV d’essai, rapport d’essai, déclaration de conformité, photos, rapport d’inspection, manuel, garantie et documents d’expédition. Sa valeur dépend de la cohérence entre ces documents, pas seulement de leur nombre.
Quelle différence entre fiche technique, certificat et PV d’essai ?
La fiche technique décrit le produit : dimensions, matière, performances et conditions d’utilisation. Le certificat atteste une conformité dans un périmètre donné : entreprise, système qualité, produit ou norme. Le PV d’essai ou rapport d’essai présente des résultats obtenus selon une méthode précise sur un échantillon ou produit identifié.
Quels documents demander à un fournisseur chinois avant commande ?
Avant commande, demandez au minimum le devis détaillé, la fiche technique spécifique, les plans ou schémas nécessaires, les certificats applicables, les PV d’essai si une performance est critique, la déclaration de conformité si pertinente, les conditions de garantie, les critères de contrôle qualité et une première hypothèse d’emballage ou de liste de colisage. Pour un équipement, ajoutez le protocole de test, FAT ou inspection avant expédition si nécessaire.
Comment vérifier qu’un certificat correspond au produit proposé ?
Comparez le nom du fabricant, le modèle, la famille de produit, le périmètre du certificat, la date de validité, l’organisme émetteur et les standards cités. Un certificat peut être réel mais non applicable au produit commandé s’il couvre une autre usine, une autre famille ou une activité générale.
Quand faut-il demander un rapport d’essai complet ?
Demandez un rapport d’essai complet dès qu’une performance conditionne l’acceptation du produit : résistance, feu, charge, corrosion, débit, rendement, isolation, étanchéité, sécurité électrique, composition matière ou autre critère critique. Une simple fiche technique ou une première page de rapport ne suffit pas lorsque le projet dépend de cette performance.
Quels documents contrôler avant l’expédition ?
Avant expédition, contrôlez le rapport d’inspection ou de contrôle avant expédition, la facture commerciale, la liste de colisage, le connaissement, les photos de marquage, les photos d’emballage, les quantités, les références produit, les poids, les dimensions, les colis et les accessoires. Le dossier technique validé doit rester cohérent avec les documents d’expédition.
Qui valide le dossier technique : architecte, maître d’ouvrage ou fournisseur ?
Le fournisseur prépare et justifie son dossier. L’architecte ou le maître d’œuvre vérifie la conformité au projet. Le maître d’ouvrage valide le risque et la décision d’achat ou de paiement. L’acheteur ou l’importateur contrôle les aspects commerciaux et logistiques. Un partenaire côté Chine comme Sinospect peut vérifier la cohérence fournisseur, documentaire, inspection et expédition, mais la validation finale du projet reste côté maîtrise d’œuvre et maître d’ouvrage.
Besoin d’aide pour contrôler un dossier fournisseur avant import ?
Envoyez le CCTP, DQE, DPGF, liste de matériaux, plans, cahier des charges, devis fournisseur, fiches techniques, certificats ou dossier d’expédition. Sinospect répond avec les écarts côté fournisseur, les preuves à corriger et la prochaine étape de contrôle avant commande, inspection ou libération d’expédition.